Langueurs d’hiver

Je dédie ce billet , bien sûr au poète « Evajoe », mais également à tous ceux que j’aime intensément (ils se
reconnaîtront !) et à « Annick » ma meilleure compagne de pensionnat avec qui j’ai aimé et lu tous ces poèmes !
 
Ma plume hier se mirait dans la sève des fleurs, inspirée par des airs de fête…
               il y a quelques jours on fêtait
les amoureux
        et bientôt ce sera au tour du printemps des poètes , ou de la naissance
d’un rire ou d’un prénom… que sais-je ?
Alors, portera-t-elle peut être, sûrement ou toujours, avec une insouciance des plus impudiques , quelques jolies
fleurs au coin de ses lèvres !
 
Dans ses « chansons des rues et des bois », j’aime écouter Victor Hugo parler de ses cressons mouillés, des grands
blés jaunes et des fraises sous nos pieds…
comme j’aime entendre Baudelaire dans « ses fleurs du mal » évoquer l’ambre, le musc, le benjoin et l’encens et,
dans »l’harmonie du soir » l’écouter dire que chaque fleur s’évapore ainsi qu’un encensoir !
                     mais, voici
celui que j’aime par dessus tout :
 
                                  
Je ne suis pas seule
 
Chargée
De fruits légers aux lèvres
Parée
De mille fleurs variées
Glorieuse
Dans les bras du soleil
Heureuse
D’un oiseau familier
Ravie
D’une goutte de pluie
Plus belle
Que le ciel du matin
Fidèle
 
Je parle d’un jardin
Je rêve
 
Mais j’aime justement.
                                       
Paul Eluard (1939)
 
 
Fin septembre 2008, je vous écrivais ceci ….
      « …l’hiver s’annonce rigoureux et déjà
notre maison respire le feu de bois !….. »
 
 
                                                  
 
                  et on a envie
d’y faire des veillées
          de raconter, ou se raconter
          ou d’y réciter …………du Prévert
:
       
                        
Le chat et l’oiseau
 
Un village écoute désolé
Le chant d’un oiseau blessé
C’est le seul oiseau du village
Et c’est le seul chat du village
Qui l’a à moitié dévoré
Et l’oiseau cesse de chanter
Le chat cesse de ronronner
Et de se lécher le museau
Et le village fait à l’oiseau
De merveilleuses funérailles
Et le chat qui est invité
Marche derrière le petit cercueil de paille
Où l’oiseau mort est allongé
Porté par une petite fille
Qui n’arrête pas de pleurer
Si j’avais su que cela te fasse tant de peine
Lui dit le chat
Je l’aurais mangé tout entier
Et puis je t’aurais raconté
Que je l’avais vu s’envoler
S’envoler jusqu’au bout du monde
Là-bas où c’est tellement loin
Que jamais on n’en revient
Tu aurais eu moins de chagrin
Simplement de la tristesse et des regrets
 
Il ne faut jamais faire les choses à moitié.
 
                            
et j’ajoutais encore …
 
« …Comme s’il voulait repousser le temps,
et enfiler le plus tard possible
son manteau de givre,
notre jardin s’étire
et se balance nonchalamment
entre nos roses roses
et leurs parfums de souvenirs… »
 
 
 
                       
et, depuis, le temps s’est écoulé…et je n’avais pas eu le temps de vous
                        
l’écrire!
                         Mais,
lorsque j’ouvre mes fenêtres aujourd’hui, j’entends toujours
                        
la symphonie sauvage des hérons, des corbeaux, et mes yeux n’ont pas
                        
toujours le temps de suivre ces nuées d’oiseaux minuscules en
                         peuplades
infinies, qui se posent puis repartent en gerbes superbes !
 
                         Il
y a quelques jours, j’ y ai même observé une aigrette picorant  dans
                        
notre jardin, l’ornant pour un temps de la plus délicate des statues !
                        
Beauté figée sur ses longues jambes grêles, elle se déplaça ensuite
                        
avec la grâce extrême d’une danseuse de ballet !
 
                        
Oui, le temps depuis a continué son cours…
 
 
 
 
 
 
                     mais
la magie de chaque jour y est restée !
                                                              
                                                                    
A Bientôt pour un peu de douceur
                                     
et de poésie…JE VOUS AIME

Une réflexion sur « Langueurs d’hiver »

  1. EvaJoe Des mots – 20 Fév., 2009 – Merci, quelle belle dédicace tu me fais en me mêlant à ceux des grands poètes que nous aimons lire….
    Et, aussi comme j’aime la photo prise sur ton jardin d’où l’on voit ce ciel si beau avec ces belles nuées aux tons pastels….

    Merci encore , tu fais à ta manière rêver ceux qui viennent ici se ressourcer, se plonger dans tes mots.

    J’aime

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