Bouquet de mots

Il ne manque pas un jour où je ressens l’envie de vous faire un cadeau !
Parfois et, pardonnez-moi, il est légèrement repoussé faute de temps mais ce n’est que pour mieux germer dans
mon coeur …
 
Ou , comme tous ces jours-ci, une sacrée chipie vient à me taquiner, elle s’appelle « technique » et s’amuse à ne plus
vouloir afficher la page principale de mon espace perso !   Raison pour laquelle mes mots sont restés se prélasser dans leur berceau, en attendant que…caprice informatique se passe
!
  
Parfois aussi, on craint de manquer … »d’exceptionnel » !
Mais, le bonheur n’est pas calculé en carats, et il suffit de se souvenir qu’il tient justement en très peu de
choses et …
que de s’en apercevoir
s’en réjouir
et se hâter de vous le dire…
est déjà le plus insolite des cadeaux !
 
Aujourd’hui, je suis tellement comblée à l’idée de vous ouvrir une fois de plus les portes de notre demeure et, à
fortiori…
       sur un savoureux mélange de soleil et de pluie !
 
 Je vous invite à venir poser vos pieds nus sur les dalles en pierre de notre terrasse, contemplant un chapeau
de paille à la position quelque peu fantasque mais finalement si poétique, ou les rayons du soleil inaugurant une nouvelle création, en remuant d’un geste des plus lents et
solennels les grains superbement dorés d’une polenta aux doux arômes de simplicité et de tradition …
        et, parmi les senteurs déferlantes de la sauge,
cheminer en rêve sur les sentiers de mousse et de crottin que blottissent des monts bleutés,
              ou ne plus imaginer la pluie
qu’
en larme de cristal sur la joue d’une rose ou les doigts délicats d’une fleur de jasmin
…!
 
 

 La composition de mon bouquet devait se terminer là, mais…
je vous offre les « derniers nés » de mon regard, venus gambader au coeur de ce bonheur parfumé …
 

 cet avant-ciel d’orage !

et ces charmantes damoiselles aux joues bien écarlates  (simple timidité ou tendre fraîcheur de vivre ?) qui se
tiennent en petites colonies serrées, nous rappelant qu’elles feront toujours partie …des plus fabuleux mirages des champs !
 
Et mon oeil à l’affût a craqué pour un coquelicot solitaire, car …que pouvait-il bien faire tout seul au beau
milieu de cette nappe de blés aux tons discrètement verts ?
Et s’il attendait …son RV amoureux ?
Alors, je me suis imaginée une liaison des plus folles, une histoire des plus impossibles …entre cette fleur
sauvage et un élégant papillon qui l’aurait séduite par la légèreté de ses mots, ou un grillon d’opéra qui l’aurait divinement envoûtée de sa voix !
 
 
irrésistible non ?
 
Ah, j’oubliais avant de vous quitter… la petite carte à déposer sur le bouquet,
elle portera ces quelques mots d’amitié …
 
Quel que soit l’endroit où vous vous trouverez, il y aura toujours une fleur perdue dans l’immensité d’un gazon
attendant votre regard empressé, une pie délaissée espérant pouvoir venir voler un peu de votre amour, un nuage qui aura aimé vous offrir les jolies courbes d’un dessin d’enfant, un
feuillage que le vent fera ondoyer pour hypnotiser vos paupières et étendre toutes vos pensées sur le sable caressant d’une île
lointaine …
 
Que cette journée vous soit scintillante
tel le plus moiré des bouquets ! 
 
Rose rouge 

7 réflexions sur « Bouquet de mots »

  1. EvaJoe Des mots – 6 Juin C’est un délice à te lire Sabine, un peu comme un sucre d’orge, lorsqu’enfant on le léchait puis on le mettait de côté pour le reprendre tant il nous manquait.Ton absence
    m’a paru durer un siècle tant te déguster, te gourmander me manquait.

    Le retour est en fanfare, tu nous régales de mots truculents en prose ce qui ma foi te va à ravir. Les photos sont magnifiques et ce coquelicot rouge au milieu de ce vert d’eau à une empreinte des
    plus belles.

    Merci ma chère Sabine de nous régaler le regard.
    Tous mes bisous orageux de Bourgogne t’accompagnent

    EvaJoe

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  2. Kathy pennel – 6 Juin petite tache vive dans la blondeur des blés,je pousse le long des vieux murs,dans les ornières,ou l’on m’attend le moins ,j’illumine un instant le regard distrait des
    passants,mais ne me cueillez pas,je ne suis beau que libre, si vous me capturez ne le faites qu’en photo … Le coquelicot…

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  3. pèlerins fous – 6 Juin Oui, mon Evajoe, tu as raison…la prose est l’herbe que je trouve la plus tendre, où tous mes mots peuvent se mettre « en éventail » ! Littéraire un tantinet anarchiste de
    longue date, les rimes représentent pour moi comme un obstacle à la liberté où je ne me plais pas toujours à m’y emprisonner…je ressemble peut-être à ce coquelicot finalement (sourire !). Merci
    de laisser ici voguer ou batifoler tes impressions au gré de tes émotions, ce qui ne peut que m’inciter à « offrir » à nouveau !
    Faire escale sur ton site est à chaque fois le point de départ vers une aventure littéraire des plus passionnantes, à vivre et à débattre même si parfois les opinions divergent, mais ce sont bien
    de toutes ces différences que notre être s’enrichit !
    Par contre, et tout particulièrement en ce moment …le temps me manque cruellement ! Alors, ce qui devient pour moi « le sucre d’orge » de l’enfance est le moment privilégié que le temps daignera
    enfin m’accorder pour aller te lire …Au passage, ta muse a-t-elle une date anniversaire, pour que …je lui offre le plus fou et le plus douillet des hamacs (Rires !)

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  4. pèlerins fous – 6 Juin A te lire, grande soeur, je m’étonne que Prévert, avec son sens exacerbé de la liberté, n’ait pas pensé rendre une seule fois hommage au coquelicot …fleur dont la grandeur
    et la pureté d’âme méritent autant d’honneur que l’oiseau !
    Mais, tu t’en charges tout aussi bien …car tes mots ici sont magnifiquement touchants, percutants, et d’une incroyable beauté !!!
    Je te connaissais « peintre bohème à l’esprit voyageur » mais pas encore poète, je le « devinais, pressentais » juste …
    Et, à y mieux réfléchir, le coquelicot n’est-il pas lui aussi tant soit peu bohème, un rien voyageur et d’une humeur souvent poète ?
    Par contre et tant pis, à la différence avec lui, j’aime « cueillir » tes mots et les capturer ici …encore et encore et à l’infini ! MERCI.

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  5. Philippe P – 13 Juin Poésie des mots et esprit de liberté dans ces photos, une symphonie de joie et d’inspiration qui nous aspire à rêver dans ces
    clichées et ces belles phrases….

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  6. pèlerins fous – 13 Juin Quand j’entends le mot liberté, j’imagine aussitôt l’oiseau volant dans le ciel ! Alors la poétesse que je suis t’a imaginé oiseau et s’est demandée où tu aurais bien pu te
    poser : sur la rose parfumée, la belle sauge échevelée ou le coquelicot solitaire ? « Non, non , répondit l’oiseau agacé, mon regard n’a retenu que …le petit bouquet de menthe !!! » Et la
    poétesse s’en alla, riant aux éclats !

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  7. Nanie Nanie – 5 Juil. coucou !
    ah ! youpi ! je peux de nouveau mettre un commentaire alors je le fais avant que ton site change d’avis ! lol !
    beauté des photos, beauté des mots, jolis coquelicots que tu as su décrire par un tourbillon de mots j’aime aussi cette fleur qui tout comme mot est sauvage mais passionné et que rien ne peut me
    capturer ! mdr !

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