Un après-midi de vent dans les arbres …

 

 

 

 

Il y avait à entendre

entre les remous du feuillage

comme une complainte de la mer,

les ébats insanes de l’air

suspendu

à la grâce des cimes,

le cri étouffé d’un rapace

enchaîné dans son vol

à la splendeur des spectres …

Je vis écrit à la plume

trempée

dans une veine éclatée du vent

« Les hauts de la mort et du hurlesang »

Il y avait à voir

des labyrinthes de fils-amants

en fibre de l’un ou de soi,

qu’importe, ils tombaient bien …

Il me restait en rêve

quelques roses intrépides

à broder

sur le mantel noir de l’hiver …

Il y avait à sentir

infiniment

comme un fumet

d’Egypte ancienne,

des fragrances de malédiction,

un mélange de cinabre et d’encre …

Je saluai au passage le druide

qui piqua

d’un étrange rire ailé

l’or-ange âme-air

du jardin des sens …

On passait, fébrile, entre les ondes,

de la renaissance au chaos,

du blêmissement au flambeau …

Il y avait à dire

finalement

une foule de maux

que la langue des ombres fleurit

et assembla

dans le plus délicat

des herbes-riez d’enfant !

 

Sabine (ou SAB Lyse)

 

A l’hiver, à la vie, à la mort qui est VIE, à l’ivresse « oh-de-vie » !

 

 

 

28 réflexions sur « Un après-midi de vent dans les arbres … »

  1. Bonjour Sabine, magnifique comme d’habitude, cela fait un bien fou de te lire , en plus la jolie musique. merci pour ce beau moment de calme bisous MTH

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  2. Avec toi un après-midi de vent n’est pas désagréable, on n’entend pas hurler le vent, non on y voit toute la beauté de la nature, on y voit des druides, des instants rêvés, des moments de bruissement même si on sait écouter on entend mille choses.

    Chez toi tout est différent, car tu sais écouter, et lorsqu’avec toi on arpente les méandres on ne se perd pas dans les labyrinthes, au contraire on avance et on revit. Quand nous quittons ce paysage que tu nous as offert, nous sommes dans la plénitude et le vent peut souffler encore et en coeur, on n’a plus qu’une envie c’est continuer à te suivre.

    C’est un doux moment que je viens de passer et ce dont je te remercie.

    Je te fais de gros bisous ma Sabine à moi.

    Ton EvaJoe

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  3. Il faut ça-voir en-tendre l’hiver et ses pro-messes
    La grise-aïe-aïe-aïe n’est qu’un leurre dans l’air de repos
    Le froid qui sent l’effroi, protège la vie dans déni demise-air
    Miracle en geste-station …la mort est une amie…il était une FOI…

    J’aime te lire en toute saison calme-aimant
    Câlinsss!!!

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  4. Tu es cette fée de l’écriture, fa de la poésie, si du rêve et tu m’entraîne au-delà du temps et au-dedans de toute chose où se nourrit la Beauté.
    Tu es cette femme que je remercie. Suzanne

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  5. Merci pour la beauté de tes mots… Je suis privée d’internet depuis 2 jours et comme cela n’est pas réparé et que je m’absente en fin de semaine je n’ai plus qu’à t’imiter et à plonger dans l’écoute du chant des arbres sous la tempête……

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  6. Ça termine bien la journée, de te lire ce soir, Sabine, (moi, je n’en suis qu’au 16 encore), quelle douceur, même dans le vent ! Merci pour ce beau et bon moment. C’est à regret que je referme ces herbes-riez d’enfant … dors bien et bon matin de ce jeudi !
    Bisous♥

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  7. Un jour de vent, c’est vivifiant , mais une semaine, il faut aimer, dans ma région la tramontane prend possession de l’hiver et il faut attendre l’été par qu’elle s’apaise …
    Tout bout en nous , le sang s’émoustille …
    Joliment écrit
    Je garde au chaud ton invitation
    Douce journée Sabine
    Bisous
    timilo

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  8. Bonjour Sabine, Je découvre enfin ton site, c’est magnifique et magique à la fois.
    Cette découverte est comme une thérapie, en lisant et feuilletant les pages, ce monde de « brute » s’éloigne, cela me fait énormément de bien. Tu es une belle personne Sabine, merci. Béa

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  9. Venue ré- écouter ce vent dans les arbres de l’hiver,
    Il est parfois doux mais parfois aussi, lugubre,
    il a tant à dire et à chanter,
    tant de rires ou de complaintes,
    tant de bonheurs tant de souffrances…
    Il est le vent et toi,
    La fée des arbres
    tu as traduit merveilleusement bien
    son souffle poétique.
    « N’oubliez jamais que la terre aime sentir vos pieds nus et que les vents adorent jouer avec votre chevelure »
    Khalil Gibran

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  10. Une magnifique tempête orchestrale à faire trembler tous les petits enfants qui aiment les contes à faire peur où le vent souffle toujours une sombre musique ! C’est beau, Sabine, mais j’ai besoin de ciel bleu !
    Je te souhaite après cette tempête un bon weekend bien au chaud !
    Bisous souriants !
    Blanche

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  11. …Tard dans la nuit quand la tête est au milieu des étoiles, ou tôt le mât-teint à te lire si joliment poétique enveloppée par la douceur de tes mots et par le voile d’Olafur Arnalds qui tisse et en-chante entre nous des liens indestructibles dans la belle arbore-escence du temps !
    merci Sabine et douce semaine à toi.
    Bisous.
    Den

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  12. Bonsoir Sabine,

    Il n’y a rien de mieux que de laisser le vent nous caresser de ses ondes bienfaisantes.

    Je tiens avec un peu de retard a te souhaiter ainsi qu’à tes proches tous mes meilleurs voeux en cette nouvelle année.

    Bise.

    Philippe.

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  13. J’ai lu.. la belle histoire que raconte le vent quand déguisé en bise il susure à votre oreille..
    J’ai adoré tes mots venus de si loin charmer tel un conteur de steppes
    J’ai entendu cet unique mélodie que des anges apportent parfois
    et.. enchantée je viens te dire Merci mon amie

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